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du titre de Maître Restaurateur.
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Maitre Restaurateur : un titre d'excellence !
I. Qui est concerné par l’attribution du titre ?
Il est décerné à une personne physique (pas à une entreprise), exploitant un fonds de commerce de restauration traditionnelle. Ce dirigeant peut superviser jusqu’à 3 établissements, mais ses salariés, même les plus qualifiés, ne peuvent se prévaloir du titre, qui reste attaché au chef d’entreprise.
II. Quelles qualifications doit-on présenter ?
Le dirigeant d’entreprise doit avoir l’une des qualifications suivantes :
Être titulaire du BP, du bac pro ou d’une certification de niveau IV
ou supérieur enregistrée au Répertoire National des certifications
professionnelles
Être titulaire d’un CAP, d’un BEP ou d’une certification de même
niveau, avec une expérience professionnelle de 5 ans en qualité
de dirigeant d’un fonds de commerce de restauration
S’il ne possède aucun des diplômes ci-dessus, il doit justifier,
d’une expérience professionnelle de 10 ans
S’il ne possède aucun des diplômes ci-dessus, son délai
d’expérience peut être ramené à 5 ans, si l’activité de
l’établissement est placée sous le contrôle technique, effectif
et permanent, d’un cuisinier détenant un diplôme, un titre ou
un CQP professionnelle et classé à un niveau V ou à un niveau
supérieur et justifiant d’une expérience professionnelle minimale
de 5 ans. Si ce cuisinier quitte l’établissement, le dirigeant doit
le remplacer dans les 30 jours et en aviser le préfet, au risque de
perdre son titre.
III. Quelles sont les règles à respecter ?
Elles sont définies de façon précise par un cahier des charges, qui fait l’objet de l’arrêté paru le 14 septembre 2007. Il comprend 5 chapitres à respecter :
Origine et transformation des produits utilisés ;
Relations avec les clients ;
Aménagements intérieurs ;
Équipements extérieurs ;
Règles d’hygiène et de sécurité.
Ce cahier des charges impose notamment que la cuisine soit faite sur place avec une majorité de produits frais, avec un personnel qualifié tant en cuisine qu’en salle.
La notion de service et d’accueil est prise en compte, de même que la qualité des installations et le respect de l’hygiène.
IV. Que peut y gagner le restaurateur ?
Outre la reconnaissance de ses compétences aux yeux des clients, le titre permet de bénéficier d’un crédit d’impôt égal à 50 % des dépenses qui permettent de satisfaire aux normes d’aménagement et de fonctionnement prévues par le cahier des charges. Ces dépenses sont limitées à 30 000 € soit un crédit d’impôt maximum de 15 000 €. Il est accordé pour une seule entreprise, mais peut être réparti sur plusieurs établissements s’ils sont supervisés par le même Maître-Restaurateur.
V. Comment obtenir le titre de Maître-Restaurateur ?
Réaliser un audit externe aux frais du candidat, par un des
organismes certificateurs, choisi sur une liste établie par arrêté
du ministre chargé du Commerce. (organismes ayant déposé
leur candidature en vue de leur inscription sur cette liste et qui
justifient d’une compétence dans le domaine de la restauration)
Cet audit donne lieu à la rédaction d’un rapport ayant pour objet
de vérifier la conformité de l’établissement au cahier des charges.
Ce rapport contient des conclusions motivées et précise si chacun
des critères énumérés par le cahier des charges est satisfait.
Remplir un dossier de demande de titre de Maître-Restaurateur
comprenant le rapport d’audit
Le déposer auprès de la Préfecture du lieu d’implantation de
l’établissement.
Le titre est délivré pour 4 ans, par le préfet du département du
lieu d’immatriculation au RC. La demande doit être renouvelée à
la Préfecture 2 mois avant la fin de validité du titre.
VI. Quelles sont les dépenses éligibles ?
(se référer à l’article 244 quater du code général des impôts) Les dotations aux amortissements des immobilisations liées :
Adaptation de la capacité de stockage et de conservation
Agencement et équipement des locaux permettant d’améliorer
l’hygiène
Amélioration de l’accueil de la clientèle
Dépenses permettant l’accueil des personnes à mobilité réduite
Autres dépenses
VII. Quel recours en cas de rejet de la demande ?
Dans chaque région, une commission régionale de recours est instituée par arrêté du préfet de région, composée :
Du préfet de région, ou son représentant, président avec voix
prépondérante en cas de partage
Du délégué régional au commerce et à l’artisanat ou son
représentant
Du délégué régional au tourisme ou son représentant
Du directeur régional de la concurrence, de la consommation et
de la répression des fraudes ou son représentant
De quatre représentants titulaires désignés, ainsi que leurs
suppléants, par le préfet de région sur proposition des
organisations professionnelles de la restauration représentatives
au niveau national, pour une durée de 5 ans renouvelable.
Le recours doit être formé dans un délai de deux mois à compter
de la notification de la décision de rejet.
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