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Innovation | Entretien avec Morvan Barbaroux, directeur de l’Incubateur / Accélérateur Adrénaline Arles International

 

 

Né en octobre 2019, l’Incubateur / Accélérateur Adrénaline Arles International de la CCI du Pays d’Arles a continué d’assurer son mentorat de startupers, même durant le confinement. Son directeur, Morvan Barbaroux, également entrepreneur, explique comment la crise fait évoluer les projets.

 

Le confinement et cette crise confrontent les start-ups à un obstacle aussi inédit qu’inattendu. Comment avez-vous maintenu votre soutien durant cette période ?

La flexibilité est un axe-clé de notre incubateur-accélérateur. Pas question donc de mettre en veilleuse notre appui alors que les porteurs de projets se heurtaient à de nombreuses incertitudes. Nous utilisions habituellement des outils numériques. Le confinement n’a fait que renforcer la pratique. Dès la 1ère semaine, nous avons organisé des visioconférences pour favoriser les échanges, éviter l’isolement… Personne ne savait comment générer du chiffre d’affaires dans ce contexte ! Mais, outre ces temps collectifs, nous avons profité de la période pour approfondir en rendez-vous individuels virtuels l’analyse des innovations de chaque projet, challenger les modèles d’affaires, faire avancer les dossiers puisque chacun se retrouvait beaucoup moins obnubilé par la course aux clients ! Cette crise oblige à réinventer des approches. Le « full digital » n’est pas forcément la panacée. Quel que soit le produit ou le service qu’on propose, l’humain doit demeurer au centre des projets.

Comment percevez-vous les mois qui viennent ?

Jusqu’à maintenant, les aides de l’Etat, de Bpifrance, de la Région… ont permis aux start-ups françaises de faire face à des charges fixes, mais on peut s’attendre d’ici au 1er trimestre 2021 à des défaillances. Sur ce territoire, la fourniture en continu d’informations par la CCI du Pays d’Arles sur les dispositifs d’appui des pouvoirs publics, sur les mesures sanitaires… nous a permis de les relayer auprès des entreprises, de les rassurer aussi. La dynamique engagée avec La Butineuse, Gigascope, Share Your Park, Docs on the Road et deux à trois autres projets à l’étude se poursuit. Il existe une forte volonté de développer le tissu de start-ups. Nous pouvons accueillir des projets à n’importe quel moment. Des consultants experts, basés localement, nous sollicitent aussi, désireux d’apporter leur éclairage aux entreprises. Cela permet d’élargir les prestations d’Adrénaline et d’obtenir des prix d’intervention attractifs. C’est important de donner aux start-ups toutes les cartes pour leur développement.

Tout en dirigeant Adrénaline, vous présidez Docs on the Road. En quoi cette double fonction enrichit-elle votre démarche ?

Pour Adrénaline qui a émergé à Paris et intervient sur toute la France, accompagner des start-ups avec des interlocuteurs « de l’intérieur » qui maîtrisent le monde de l’entreprise est essentiel. Notre support technique, juridique, financier s’appuie sur un large réseau de professionnels et peut être mobilisé avant la création effective de la société, ou lorsqu’elle a besoin de conforter des pistes de croissance. Docs on the Road vit cette aventure avec ses quatre associés. Spécialisée dans la télémédecine assistée d’un(e) infirmier(ère) aux côtés du patient avant, pendant et après la consultation, la société connaît une forte expansion en Ile-de-France, en Normandie, en Bretagne… Nous préparons une levée de fonds et voulons recruter 12 personnes sur les 18 prochains mois. Si nos approches se concrétisent en Provence-Alpes-Côte d’Azur, nous embaucherons aussi localement des professionnels de santé pour déployer notre concept d’un accès aux soins facilité pour tous.