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Perspectives| La Fondation Luma, militante d’un territoire rayonnant 

Inaugurée le 26 juin, la Fondation Luma satisfait la curiosité des visiteurs pour le bâtiment de Frank Gehry, le parc de Bas Smets et les projets artistiques des lieux. Pour son directeur, Mustapha Bouhayati, le site entend briller toute l’année pour le pays d’Arles, la Provence et toute la région.  

La persistance de Maja Hoffmann a payé : après dix ans d’engagement, de choix personnels et des investissements massifs pour réinventer le site des anciens ateliers SNCF d’Arles, la Fondation Luma possède enfin l’écrin dont elle rêvait pour ses projets. « « Il ne faut pas envisager la naissance de cette fondation comme un jeu de pouvoir, mais comme une graine. Mon présent contient déjà beaucoup de graines du futur » a-t-elle confié au magazine Beaux-Arts.

Cet esprit, Mustapha Bouhayati, le directeur de la Fondation Luma le fait vivre aux côtés de sa présidente, et la fréquentation des lieux lui ouvre tous les espoirs, tant à l’égard des Arlésiens qui languissaient d’y pénétrer que des touristes, attirés par une promesse artistique et urbaine inédite. « Arles est devenue une destination où l’on ne peut plus ne rester qu’un seul jour. Au parc des Ateliers, chacun peut venir et revenir, avec un désir différent chaque fois de découvrir les expositions, le jardin, l’architecture, les événements, déjeuner au restaurant… Autour, l’offre est multiple toute l’année avec le patrimoine antique, les musées, la nature de Camargue ou des Alpilles, la Méditerranée. Le projet va se construire dans la durée pour continuer à enrichir les propositions. Aujourd’hui, il faut voir Arles comme une ville d’où on peut rayonner vers Avignon, Nîmes, Marseille, Aix-en-Provence… ». Comme elle a mobilisé sur les différents chantiers des entreprises arlésiennes, avec le relais de la CCI, comme elle s’emploie à faire dialoguer aux « Luma Days » ou sur « L’Atelier Luma » des experts et scientifiques du monde entier avec leurs homologues de la région et des jeunes, la Fondation Luma entend travailler avec les acteurs locaux pour ancrer encore plus profondément ses ambitions dans et pour le territoire. « Nous ne sommes pas dans la compétition entre villes, mais dans une volonté d’œuvrer en réseau, poursuit le directeur. Désormais, des parcours d’art contemporain peuvent partir d’Arles avec Luma et la Fondation Van Gogh et se poursuivre vers les centres d’art de Sète ou Nîmes, la collection Lambert à Avignon, Château La Coste, près d’Aix, le Mucem à Marseille, la Fondation Carmignac à Porquerolles… Ce cheminement est cartographiable ».  

Défi stimulant 

Si, à ses yeux, les Arlésiens peuvent maintenant « lire leur ville » différemment, Mustapha Bouhayati estime que les étrangers la regardent aussi comme un potentiel point de fixation pour des créations ou recherches d’ampleur internationale. « Malgré les difficultés à voyager, nous recevons des personnalités du monde entier, des demandes d’institutions culturelles de renom pour nouer des collaborations. Il y a de la curiosité, de l’attente, une prise de conscience aussi du rôle que peut jouer Arles. Il nous appartient de continuer à les nourrir, bien au-delà des événements ponctuels qui attirent le regard. Les « Luma Days » se vivent toute l’année par les travaux instaurés entre chercheurs, pas seulement durant trois jours. Ce défi est stimulant ». Le festival de musique « We Love Green » du 18 septembre a montré le désir de concevoir des propositions culturelles pour tous les âges et disciplines. « Un centre culturel n’est pas coupé du lieu dans lequel il se situe. Luma, c’est « La Provence at large » avec Arles en porte d’entrée » insiste le directeur. A chacun d’oser la pousser pour en intensifier la lumière et en recueillir sa part…